Je te vengerai.
Il lui avait volé son enfance et ses rêves, lui avait torturé son âme et son corps, avait laissé son sang coulé sur tous ses membres et l'avait laissé pleurer sur son sort la câlinant de ses yeux démoniaques. Il avait été un être parmi tant d'autre qui se nourrit du sang de petites filles. Il avait été assez lâche que pour la prendre dans ses bras lui demander de se taire, assez lâche que pour lui briser sa vie.
Je te vengerai petite sœur...
Il était maintenant affalé devant moi, les yeux pleins de pitiés, la bouche pleine de supplications. Et moi je le consommais des yeux, comme le feu consomme une cigarette. La bouche fermer par un ruban adhésif, les genoux au sol, les mains derrière le dos serrer par une corde, et les yeux au ciel. Les yeux vers moi. Et moi je n'avais pas peur. Je n'avais pas le moindre doute de ce que j'allais faire. Je réalisais mon vœu le plus cher. Il ne serait bientôt plus qu'un tas de cendre. Mais avant cela, j'aurais pris le temps de gouter au plaisir que prennent les fumeurs à fumer leurs cigarettes.
Je te vengerai petite sœur...
Une cravache, un couteau, et fusil couchés sur l'unique table de la cuisine. Lui, qui croyait regretter ses actes passés, moi, qui mangeais à pleine dents de la colère, de la haine. Je pris le premier jouet, la cravache, et me mis à jouir au son que faisait ce jouet lorsqu'il rencontrait la peau fraiche et tendre de l'homme... Cet homme. Je consumais la première partie de ma cigarette. Lassée de l'entendre seulement gémir, je pris le couteau. Une sensation plus forte m'envahi lorsque je senti le lame toucher le torse de ... l'homme. Et cette sensation se répéta sur tout son corps... Toutes les parties qui auraient pu toucher ma sœur. Toutes, sans exception. Les mains, les yeux, la langue, le bassin, et le...
Je te vengerai petite sœur...
Cela faisait une heure et demie que je consommais, sans aucune modération, du plaisir à l'état pur. Je goutais à la haine, et j'aimais ça. C'était devenu presque même, mon plat préféré. Mais toute bonne chose à une fin. Je pris fusil, et plaça son canon face à ce qui avait tué ma sœur, ma petite sœur, son entre jambe. Je consumais la fin de ma cigarette. Je le regarda droit dans les yeux et... tira. Son cri retentit malgré l'adhésif. Je lui approcha le téléphone, et composa le numéro de la police, enleva l'adhésif. Il ne méritait pas de mourir, juste, de souffrir toute sa vie... Je lui laissai ainsi le choix. Le dire à la police, où se laissé périr ici, seul, jusqu'à ce que mort s'en suive. Il choisi de rester là. Je raccrocha le téléphone et m'en alla. Je venais de jeter ma cigarette et je l'éteignis en même temps que j'éteignis la lumière.
Je t'ai vengée petite sœur...
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